Projet Photo du Réseau jeunesse du CCR

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Le réseau jeunesse du CCR est fier de vous présenter sa contribution à la campagne Bienvenue aux réfugiés! Cette campagne menée par le réseau jeunesse du CCR tend à illustrer les contributions positives des réfugiés à la société canadienne et à comprendre ce que ces personnes font pour se sentir chez eux au Canada. Ce projet photo et interview tend avant tout à mettre de l’avant les expériences. les voix et les contributions d'anciens réfugiés au Canada.

Nous espérons que ces histoires serviront à promouvoir l'inclusion et à faire de chacunes de nos collectivités, des communautés accueillantes!

Sharif Mohammad

Sharif est né en Afghanistan. Il est arrivé au Canada en 2013 à titre de réfugié en raison des menaces faites contre son père et sa famille. Le père de Sharif a décidé de l’envoyer à un endroit où il serait en sécurité. C’est ainsi que Sharif arriva seul au Canada. À son arrivée, ce dernier ne maitrisait pas l’anglais et ne comprenait pas sa culture d’accueil. De plus, Sharif était en colère contre sa famille : « J’étais peiné et déçu que ma famille m’ait envoyé loin d’eux, seul, au Canada. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il est temps pour moi de faire des sacrifices pour eux. Après tout, ils ne voulaient que me sauver la vie. » Aujourd’hui, Sharif vit dans une famille d’accueil et dit se sentir soutenu par ses enseignants, sa famille d’accueil et ses amis. Il est très actif et engagé au sein de sa communauté. Il passe la plupart de son temps libre à faire du bénévolat à l’école, dans les centres communautaires et au sein du projet Fresh Voices de la Vancouver Foundation. « Chaque jour dans ce pays est une nouvelle expérience pour moi. Je suis toujours prêt à participer à différentes activités afin de pouvoir apprendre et afin de partager mon expérience avec d’autres », affirme Sharif.

Ceci est une photo et un témoignage recueilli par Truepayna Moo, membre du conseil jeunesse de l'initiative Fresh Voices de la Vancouver Foundation.

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Une idée abstraite

Enfants, nous n’avons pas d’autres choix que de suivre et d’obéir aux décisions de nos parents. Ce n’est pas de notre faute si nous nous retrouvons à tel endroit ou dans tel pays, mais on ne nous dit pas que ce n’est pas de notre faute. Nous avons traversé de nombreux pays, certains plus sûrs que d’autres. Nous avons traversé plusieurs pays, certains plus dangereux que d’autres, vécus dans des « maisons » temporaires tant que nous ressentions un semblant de sentiment de sécurité... Nous, les enfants migrants, avons grandi dans une société différente de celle de nos parents. Nous avons grandi en connaissant la peur, nous avons grandi en comprenant la douleur et nous avons grandi en sachant que la fuite n’est pas une preuve de lâcheté, mais qu’elle est parfois la seule option.


Nous avons grandi dans tant de « maisons » que la définition traditionnelle de « maison » a fini par devenir obsolète pour nous. Il s’agit d’un concept abstrait, quelque chose que l’on peut modeler, façonner et adapter selon les situations. Ceux qui n’ont jamais eu à fuir ne comprennent pas vraiment... mais c’est normal ! Bien que nous ayons vécu dans de nombreuses « maisons », le Canada est devenu LA maison. J’espère que le Canada deviendra la maison de plusieurs autres. 

 

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Tijash Ruiz

                  

Avant ma naissance, mon père a été enlevé et détenu pendant 63 jours. Il a été torturé pendant son enlèvement... Voilà pourquoi mes parents ont fui jusqu’au Mexique où ils ont habité dans des camps de réfugiés, d’horribles camps de réfugiés. 
Je suis reconnaissant d’être un réfugié puisque c’est ce qui fait que je suis la personne que je suis aujourd’hui. C’est ce qui m’a montré à quel point la vie est importante et c’est également ce qui me la fait apprécier tous les jours.

Être un réfugié me fait réfléchir à toutes ces choses horribles qui se passent dans le monde. Quand je vois un réfugié, je ne vois pas une victime. Je vois un survivant : une personne qui vient de la douleur et de la souffrance et qui continue de sourire et d’aimer les autres.
Pour un réfugié, la chose la plus importante est de se réunir en communauté, d’être unis et de réaliser que bien des gens comprennent ce qu’on a vécu et ce qu’on ressent. Mon grand-père disait : « une personne peut changer quelque chose en elle-même. Si elle a une famille, elle peut changer quelque chose au sein de sa famille. Mais, c’est seulement au sein d’une communauté qu’il sera éventuellement possible de changer le monde. »   
Tijash est un jeune adulte pour qui son statut d’indigène Maya et les antécédents de réfugiés de sa famille le motivent à s’impliquer dans sa communauté.

Ceci est une photo et un témoignage recueilli par Golsa Golestaneh, membre du conseil jeunesse de l'initiative Fresh Voices de la Vancouver Foundation. 

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Truepayna Moo

Truepayna est arrivée au Canada en 2007 en tant que réfugié Karen. Au milieu des années 1990, ses parents ont cherché refuge dans un camp de réfugiés le long de la frontière de la Thaïlande. Ils s’y sont réfugiés après avoir fui la violence qui sévissait dans leur territoire d’origine, l’État Karen en Birmanie (Myanmar). En 1997, elle est née dans un camp de réfugiés, en milieu isolé.
« La vie dans le camp de réfugiés était semblable à celle d’un pauvre petit oiseau sans ailes », a déclaré Truepayna.


À l’âge de 9 ans, sa famille, ainsi que de nombreuses autres familles de la même communauté, a eu l’occasion de se réinstaller à Langley, en Colombie-Britannique, grâce au programme de prise en charge des réfugiés du gouvernement canadien. Cette réinstallation a été déterminante dans sa vie et l’a inspirée à s’impliquer dans sa communauté. Elle a maintenant la capacité d’analyser et de comprendre des situations tant d’une perspective canadienne que d’une perspective karène.

L’expérience de Truepayna fait d’elle une militante contre la stigmatisation et la discrimination des réfugiés. Elle partage son histoire en espérant inciter une ouverture à la diversité. Truepayna est actuellement étudiante à temps plein et travaille à temps partiel. « La vie au Canada est maintenant celle d’un puissant oiseau muni d’ailes majestueuses », dit-elle.
Truepayna recommande au gouvernement d’investir dans l’éducation des réfugiés dans le but de développer des solutions durables aux problèmes de réinstallation.

Ceci est une photo et un témoignage recueilli par Sharif Mohammad, membre du conseil jeunesse de l'initiative Fresh Voices de la Vancouver Foundation.

 

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