Réunification familiale

Les familles des réfugiés et des immigrants vivent souvent de longues séparations ou même des séparations permanentes à cause des politiques et des practiques qui empêchent ou retardent la réunification.

Les obstacles incluent une définition étroite de la famille (qui excluent par exemple les enfants non-biologiques), des tests ADN coûteux et longs à faire, le fait qu'on ne peut parrainer un membre de sa famille si on est bénéficiaire d'aide sociale, une catégorie de "membres de famille exclus" et des retards administratifs.

Les réfugiés sont parmi ceux qui en souffrent le plus. Les réfugies fuyant des conditions répressives dans leurs pays d’origine pour chercher asile au Canada arrivent dans de nombreux cas sans leur conjoint(e) et /ou leurs enfants. Une fois reconnus réfugiés au Canada, ils ont le droit de faire venir les membres de leur famille. Cependant, ils attendent longtemps avant que leurs demandes ne soient traitées par le bureau canadien des visas.

Version imprimableEnvoyer par courriel

Joignez-vous à la campagne de réunification familiale du CCR

Toute les familles ont une valeur égale. Cependant, le system d'immigration au Canada traite les familles de façon inéquitable:

  • Par catégorie d'immigration (Les réfugiés et les aides familiaux résidents attendent beaucoup plus longtemps pour la réunification familiale que les personnes dans la catégorie du regroupement familial) 
  • Par région (Le délai de traitement en Afrique est beaucoup plus lent que dans les autres régions)
  • Par loi (Certaines famille sont privées par la loi du droit à la réunification familiale, ex. les membres de la famille exclus sous (R 117(9)(d))

La séparation familiale a un effet dévastateur sur la santé mentale et entrave la capacité des réfugiés et des autres nouveaux arrivants de s'intégrer au Canada. 

La séparation familiale entraine également des pertes d'opportunités économiques - pour les familles touchées et pour le Canada dans son ensemble.

Principales Recommandations: 

  1. Le délais de traitement

Les réfugiés et des aides familiaux résidents qui cherchent à se réunir avec leur conjoints et leur enfants devraient avoir les délais de traitement au moins aussi rapide que le parrainage de conjoint, dans toutes les régions.

(Nous demandons également au gouvernement de publier les délais de traitement des personnes à charge à l'étranger (DR2s) globalement et par région.)

  1. Les membres de la famille exclus 

Éliminer le Règlement 117(9)(d).

Autres recommandations

Nous encourageons également les participants à la campagne de mettre l'accent sur l'une des recommendations supplémentaires dans la liste suivante:

  • Fournir des Permis de Séjour Temporaire (PST) aux membres des familles des survivants de la traite au Canada. 
  • Permettre aux conjoints et aux enfants d'avoir le Permis de Séjour Temporaire (PST) (y compris les aides familiaux résidents) pour accompagner leurs familles au Canada. 
  • Rétablir rapidement l'âge des enfants à charge à 22 ans, et s'assurer que des règles transitoires soient mises en place pour s'adresser aux enfants qui sont exclus en raison de leur âge depuis aout 2014. 
  • Introduire des mesures pour assurer un traitement accéléré pour les enfants à risque qui sont séparés de leurs familles. 
  • Modifier la loi pour s'assurer que des enfants séparés au Canada puissent être rapidement réunis avec leurs parents ou leurs frères et sœurs plus âgés. 
  • Modifier les règlements afin d'offrir aux familles plus d'opportunités de se réunir (y compris aux familles réfugiées)

Passer à l'action

Le CCR encourage les organisations et des individus à:

  • Organiser les forums locaux
  • Visiter les député(es)s dans leurs circonscriptions (le 4 Avril ou autour de cette date)

Plus de détails à venir.