Nairobi: longs délais

Refugees in Africa routinely wait years for Canadian immigration officials to process their applications to come to Canada.

While they wait, refugees are struggling to survive in desperate and dangerous situations, even though they have sponsors in Canada ready to support them here.

Refugees from Africa pamphlet

The long delays also affect families of refugees. Children are waiting years to be reunited with their parents in Canada.  A five year wait for a child is a lifetime!

Sadly Canada’s processing of refugees is too slow in many parts of the world, but it is slowest of all in Africa.

We need to do better.  We need to be fair to all refugees.

Ernestine

Ernestine (nom fictif) a été reconnue réfugiée au Canada début 2008. Elle avait été forcée de se séparer de tous ses enfants (sauf un). Divers membres de sa famille se sont occupés tour à tour des enfants (son mari avait été assassiné auparavant.)

Comme ils vivaient en République démocratique du Congo, la demande de ses enfants était traitée à Nairobi.

Les enfants d’Ernestine sont finalement arrivés en décembre 2010, presque trois ans après qu'Ernestine ait été acceptée comme réfugiée.

À gauche : Ernestine est finalement réunie avec ses enfants à l'aéroport.

Jean-Claude

Jean-Claude est arrivé au Canada en 2001, et a été accepté (pour des raisons humanitaires) en mars 2007. Il attend toujours d’être réuni avec sa femme et ses deux jeunes enfants qui demeurent en République démocratique du Congo.

Trois ans après l’acceptation de Jean-Claude au Canada, en avril 2010, le bureau de Nairobi a enfin commencé le traitement de la demande de sa famille. Le bureau a alors demandé à la famille de passer des tests d’ADN, ce qui entrainera des retards supplémentaires.
 

Photo: Settlement Arts/Anna Hill

Amina – plus de 6 ans d’attente

Amina a fui l’Éthiopie pour le Kenya en tant que réfugiée. Il y a plus de 6 ans, Amina et sa famille ont été parrainés par un groupe au Canada. L’entrevue a eu lieu 4 ans plus tard et entretemps, son mari est décédé du paludisme. Plus de deux ans après l’entrevue, Amina attend toujours de savoir si le Canada acceptera sa demande.

Amina et ses trois enfants vivent dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya.

« Je vis dans des conditions intolérables dans un camp de réfugiés, espérant qu’un jour je pourrai élever mes enfants dans la paix et la sécurité. Étant donné les conditions décrites plus haut, pourriez-vous m’aider à faire avancer mon dossier afin de conclure mon processus d’immigration? »

Amina - enfin au Canada, après presque 7 ans d'attente

Enfin – des bonnes nouvelles! À la fin de décembre 2010, Amina et ses enfants sont arrivés à Toronto où ils ont été accueillis par leurs parrains. Après presque 7 ans d’attente dans un camp de réfugiés aux conditions intolérables, elle et ses enfants rebâtissent enfin leur vie au Canada.

Sabontu et ses enfants

Sabontu, 28 ans, vit avec ses deux enfants dans la chambre à coucher de l’appartement d’une amie à Nairobi. Membre de l’ethnie oromo, elle a fui l’Éthiopie après avoir été emprisonnée, torturée et menacée qu’elle et ses enfants seraient tués. En 2008, elle a été parrainée par un groupe canadien. On lui a dit de s’attendre à ce que le traitement de son dossier à Nairobi prenne environ 48 mois. On lui interdit de contacter l’ambassade du Canada dans l’intervalle.

Photo : Paige Morrow

Catherine et Marie

Marie et Catherine, âgées de 12 et 16, attendent d’être réunies avec leur mère au Canada depuis qu'elle a été acceptée comme réfugiée en avril 2009. Les filles sont en Ouganda, où elles sont prises en charge de façon temporaire par leur tante. Elles n'ont pas de père et leur mère leur manque. En novembre 2010, le bureau des visas de Nairobi a indiqué que leur dossier serait examiné en 2011. Nairobi met régulièrement plus de 2 ans à traiter les dossiers de réunification familiale des réfugiés.

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Nairobi : un bureau surchargé

Le traitement est particulièrement lent au bureau de Nairobi.

Le bureau des visas du Canada à Nairobi (Kenya) couvre 18 pays, dont la République démocratique du Congo, l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie, le Burundi et le Rwanda – pays d’où proviennent un grand nombre de réfugiés.

 

Nairobi est, de loin, le bureau des visas le plus lent pour les réfugiés parrainés par le secteur privé.

Le traitement de la moitié des cas de parrainage privé de réfugiés à Nairobi prend plus de 3 ANS (38 mois, comparé à 19 mois globalement).

La réunification des familles de réfugiés

Nairobi est le bureau des visas le plus lent pour la réunification familiale de réfugiés acceptés au Canada. 

Le traitement de la moitié des cas de personnes à charge des réfugiés à Nairobi prend plus de 23 mois (comparé à 12 mois globalement).

En d’autres mots, dans certaines régions de l’Afrique, des enfants attendent souvent plus de deux ans avant d’être réunis avec leurs parents, après que ceux-ci aient été acceptés comme réfugiés au Canada.

 

 

Effets des longs délais

Les délais de traitement extrêmement longs ont de multiples effets sur les enfants, les femmes et les hommes directement touchés, ainsi que sur les autres personnes concernées.

  • Les réfugiés ne sont pas protégés
  • Les enfants sont séparés de leurs parents pendant des années
  • Les groupes de parrainage perdent leur motivation

Vers une solution?

Le gouvernement canadien a reconnu récemment qu’il faut augmenter les effectifs au bureau des visas de Nairobi afin de traiter les nombreux cas dont il est responsable.

On ignore si l’ajout de personnel pourra réduire sensiblement les retards à Nairobi.

En 2009, il y a eu une légère amélioration pour les réfugiés parrainés par le secteur privé, mais les retards pour les familles de réfugiés ont AUGMENTÉ.

La moyenne des retards a aussi augmenté dans la plupart des autres bureaux en Afrique.

Les réfugiés africains et leurs familles doivent être traités de façon juste.

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