Des modifications supplémentaires s’imposent afin de protéger les travailleurs migrants

Version imprimableEnvoyer par courriel

Conseil canadien pour les réfugiés
Communiqué

Pour diffusion immédiate

Des modifications supplémentaires s’imposent afin de protéger les travailleurs migrants

Le 30 avril 2013 – Le Conseil canadien pour les réfugiés a salué certaines des modifications au Programme des travailleurs étrangers temporaires annoncées hier par le gouvernement fédéral, notamment le retrait de la règle qui permettait que les travailleurs migrants soient payés 15% de moins que les Canadiens. Toutefois, le CCR regrette que l’annonce n’ait pas abordé les violations des droits subies par les travailleurs migrants, qui sont vulnérables à l’exploitation en raison de leur statut précaire.

« Il y a un mauvais traitement généralisé des travailleurs du volet peu qualifié », a dit Loly Rico, présidente du CCR. « Le Conseil canadien pour les réfugiés est vivement préoccupé par rapport à l’approche du gouvernement face aux travailleurs migrants les qualifiant comme étant de la main-d’œuvre jetable, à court terme, ayant moins de droits et protections que les travailleurs canadiens. »

Le nombre de travailleurs migrants au Canada a augmenté de 70% au cours des cinq dernières années, alors que le Canada fait un virage vers le travail des migrants pour combler des postes non temporaires dans des secteurs tels que l’agroalimentaire, l’hôtellerie et la restauration.

Les facteurs qui rendent les Travailleurs étrangers temporaires particulièrement à l’exploitation incluent les permis de travail fermés, leur manque d’accès à l’information à propos de leurs droits et des recours, et un manque de surveillance du programme.  Dans certains cas, des Travailleurs étrangers temporaires sont victimes de la traite humaine.

Certains des changements annoncés hier pourraient avoir des impacts négatifs sur les travailleurs – le CCR les suivra de près. Le nouveau pouvoir de révocation des permis de travail pourrait se traduire par l’expulsion de travailleurs qui n’ont commis aucune faute. Sans un suivi et une application adéquats, les nouveaux frais imposés aux employeurs pourraient être simplement transférés aux travailleurs (comme il se produit parfois déjà dans le cas des frais de recrutement).

Le Conseil canadien pour les réfugiés réclame la protection des droits des travailleurs migrants, l’accès à la résidence permanente et l’accès aux services, incluant les services d’accueil pour nouveaux arrivants.

Contact :
Colleen French, Coordinatrice de la communication, cfrench@ccrweb.ca, 514-277-7223, poste 1, 514-476-3971 (cell)

Documents d'information :
Pour plus d’informations concernant la vulnérabilité face à l’exploitation, l’abus et même la traite des personnes des travailleurs migrants, voir Travailleurs migrants au Canada : main d'oeuvre bon marché, facilement abusée ccrweb.ca/files/travailleursmigrants4pages.pdf

ccrweb.ca/fr/travailleurs-migrants