Promouvoir le soutien du public - Le projet de loi visant le passage clandestin : contre les passeurs ou contre les réfugiés?

 

Il est crucial que les dirigeants de notre société favorisent le soutien envers les réfugiés et combattent la xénophobie. En 2011, cela signifie combattre la criminalisation accrue des réfugiés et d’autres nouveaux arrivants.

 

No to Bill C-4


« L’espace d’asile est menacé depuis longtemps, les hommes politiques populistes et certains médias encourageant la xénophobie et faisant des réfugiés et des autres étrangers des boucs émissaires. Les demandeurs d’asile ont de plus en plus de difficultés à accéder aux systèmes de détermination de leur statut et les droits des réfugiés, respectés pendant fort longtemps, commencent à s’amenuiser.» 

- Antonio Guterres, le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Appel global 2012-2013

Au mois de juin, le gouvernement fédéral a redéposé un projet de loi qui visait à empêcher le passage clandestin au Canada. Malgré son titre, le projet de loi C-4 punit les réfugiés et non les passeurs. Le projet de loi propose la détention obligatoire de certains demandeurs d’asile, incluant les enfants – traitant les demandeurs d’asile comme des criminels. Pire encore, les demandeurs d’asile ont été présentés comme étant des menaces, plutôt que des personnes dont la vie est menacée. Heureusement, un éventail d’organisations se sont prononcées contre le projet de loi C-4.

Accent sur le droit des enfants: la détention n’est pas un endroit pour des enfants

Focus on children's rightsÀ l’encontre de la Convention aux droits de l’enfant (article 37), le projet de loi C-4 propose la détention obligatoire de certains enfants pour un an. Au lieu de cela, le gouvernement devrait trouver des alternatives à la détention qui sont dans l’intérêt des enfants.

Non aux catégories de réfugiés distinctes : le statut permanent est essentiel à la protection  les réfugiés.

L'imposition de 5 années de statut temporaire fait partie des mesures prévues par le projet de loi C-4 qui pénalisent les demandeurs d'asile. Sans statut permanent, les réfugiés sont condamnés à la séparation  familiale et à  une situation précaire.