Ouvrir nos yeux aux enfants

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Date: 
24 sep 2010

« Cinq jeunes enfants sont présentement en détention avec leur mère. Ils ont déjà fait un voyage épuisant, qui pourrait entraîner des séquelles émotionnelles et psychologiques sévères. De plus, certains d’entre eux sont d’âge scolaire et ne sont pas allés à l’école depuis près d’un an. Les garder en détention ne fera qu’aggraver leur détresse. »

Le juge de Montigny, de la Cour fédérale, a ainsi décrit la situation qui lui a été présentée à la mi-septembre. Le gouvernement l’exhortait alors à garder les cinq enfants en détention avec leur mère.

Les enfants, des demandeurs d’asile qui sont arrivés à bord du MV Sun Sea, avaient déjà passé un mois en détention. La Commission de l’immigration et du statut de réfugié avait ordonné leur libération, concluant que leur détention ne pouvait plus être justifiée en vertu de la loi canadienne. Mais le gouvernement s’est tourné vers la Cour fédérale pour tenter de bloquer l’ordonnance de la Commission.

Le juge de Montigny a rejeté la demande du gouvernement.

Pourquoi le gouvernement est-il si avide de garder ces enfants derrière les barreaux?

Selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, la détention des enfants ne doit être utilisée qu’en dernier recours.

Dessin d'un enfant détenu, qui pleure devant la déportation d'un parent.Dans les faits, comme le démontre ce cas, le gouvernement canadien perd souvent de vue l’intérêt supérieur des enfants quand il applique les règlements en immigration.

Un rapport du CCR, La détention et l’intérêt supérieur de l’enfant, souligne le problème.

Les politiques et les priorités qui ne tiennent pas compte des enfants les font souvent souffrir. Les enfants doivent être la priorité! Le gouvernement canadien doit considérer sérieusement l’intérêt de tous les enfants affectés par les décisions liées à la détention.

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(Un résumé du rapport sur la détention des enfants est également disponible.)