Promouvoir l’équité : Une nouvelle chance à la vie donnée à des réfugiés érythréens

En 2011, un groupe de réfugiés érythréens ont pu faire réentendre leurs cas par la cour fédérale après qu’ils aient été injustement rejetés par le bureau canadien des visas au Caire.

« Toutefois, comme une organisation réputée [le Conseil canadien pour les réfugiés] avait porté à l’attention du ministre un bon nombre de problèmes similaires provenant du même bureau des visas, le bon sens et le souci d’équité m’amènent à conclure qu’il aurait dû prendre les plaintes davantage au sérieux. »

– madame la juge Snider, Ghirmatsion c. le Canada (le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration), 2011 FC 773, 27 juin 2011

Ce sont de bonnes nouvelles pour ces réfugiés dont les cas ont été entendus par le tribunal, mais nous devons réparer les défauts du système canadien de détermination du statut de réfugié à l’étranger – défauts soulignés par l’étude de l’assurance de la qualité faite par le gouvernement lui-même. Des mesures sont nécessaires aux bureaux des visas canadiens pour :

  • Renforcer les directives sur la prise de décisions, les codes de conduite et la formation des agents des visas
  • Mettre en place un système de surveillance du respect des directives
  • Développer un processus transparent et efficace pour réviser et rouvrir les décisions douteuses et pour permettre des interventions de la part d’organisations concernant les problèmes liés aux prises de décisions aux bureaux des visas

Les voix des réfugiés au Caire

Quoique nous célébrions cette victoire, l’attente n’a pas été sans lourdes conséquences pour plusieurs réfugiés au Caire :

o   Ici, au Caire, je ne vis pas vraiment, je ne suis qu’en attente. (Azeb, 32 ans)

o   Le seul espoir que j’avais, c’était le parrainage canadien et l'espoir d'aller au Canada, mais j'ai été refusée. J'essaie de garder courage en allant à l'église, mais je suis devenue encore plus stressée quand je suis tombée enceinte, sans aucun soutien et avec une personne de plus à s'occuper. (Teberh, 32 ans)

o   Je ne comprenais pas pourquoi j'avais survécu à la détention et à la torture dans mon pays pour venir en Égypte et vivre des difficultés et le rejet ici aussi. (Tedros, 32 ans)