Le droit international reconnait que souvent les réfugiés ne détiennent pas les documents leur permettant d’entrer dans un pays étranger

La Convention relative au statut des réfugiés (article 31) et la loi canadienne (Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, s. 133) interdisent aux gouvernements de pénaliser les réfugiés qui entrent ou séjournent de façon irrégulière sur leurs territoires.

Raoul Wallenberg

De nombreux juifs fuyant la persécution au milieu du vingtième siècle ont utilisé de faux documents pour parvenir en lieu sûr afin de bénéficier d’une protection comme réfugiés. Les passeports de protection suédois (schutz-passes) distribués par Raoul Wallenberg est un exemple parlant. En reconnaissance de ses efforts, pour avoir conduit des juifs persécutés vers des lieux sûrs, Raoul Wallenberg est devenu le premier citoyen honoraire du Canada.

Souvent, les personnes fuyant la persécution n’ont pas le choix que de recourir aux faux documents ou à des passeurs pour les aider à échapper. Les gouvernements répressifs refusent souvent de délivrer des passeports pour les dissidents politiques connus, voire ils les emprisonnent en cas de tentative de fuite du pays. Parfois les réfugiés sont dépouillés de leurs pièces d’identité quand ils fuient un conflit, ou ils n’ont pas assez de temps pour récupérer leurs documents avant de fuir vers un lieu sécuritaire.

Combien de personnes qui arrivent au Canada et qui ne divulguent pas le motif de leur départ. Afin de s’assurer qu’ils ont vraiment besoin de protection, nous avons besoin de savoir pourquoi ils ont fui, et quels sont les dangers qu’ils encourent en cas de retour dans leur pays. Nous avons un système de détermination du statut de réfugié pour savoir cela.