Défaire les mythes à propos des jeunes nouveaux arrivants

 

 

 

Une campagne d'éducation publique pour mettre fin aux stéréotypes néfastes, à l’ignorance, et au racisme affectant les jeunes nouveaux arrivants.

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Mise en contexte:

Les jeunes réfugiés et immigrants au Canada font souvent face à de multiples stéréotypes, préjugés, désinformations, et au racisme, ce qui peut mener à des sentiments d’isolation, d’aliénation, et de désespoir. Par exemple, plusieurs jeunes nouveaux arrivants ont le sentiment d’être perçus comme membres de gangs de rue ou criminels à cause de leur style et de la couleur de leur peau. Certains ont le sentiment d’être perçus comme voleurs d’emplois, abuseurs du système, « immigrants illégaux, » ou « resquilleurs », plutôt que des travailleurs contribuant à l’économie canadienne. Ils ont souvent le sentiment d’être perçus comme stupides ou analphabètes à cause des barrières linguistiques auxquels ils font face ou d’être soupçonnés de « terrorisme » à cause de leur religion. On présume souvent que les nouveaux arrivants gais sont hétérosexuels à cause du mythe que les personnes de couleur de peuvent pas être LGBTQ (lesbienne, gai, bisexuelle, trans, et queer/en questionnement).

Nous absorbons tous des biais implicites et des stéréotypes, et ceux-ci ont des impactes réels sur la façon dont nous percevons les autres : à qui nous pouvons faire confiance, avec qui nous voulons nous associer, qui sont normaux...et qui ne le sont pas. Mais ce ne sont que quelques éléments de l’équation. Les mythes, les stéréotypes, les préjugés, les biais implicites, et le racisme ne sont pas juste une question de désinformation,  mais font aussi partie de problèmes sociaux beaucoup plus larges. Si nous voulons de la diversité dans notre société, nous devons faire face au racisme au niveau implicite/émotionnel ainsi qu’au niveau structurel/politique.

Si nous ne faisons pas d’efforts explicites pour prendre conscience de nos biais implicites, ils peuvent influencer la façon dont nous interagissons avec les autres, affectant non seulement ceux que nous choisissons comme nos amis, mais aussi ceux que nous voulons comme employés, locataires, colocataires, médecins, politiciens…même ceux que nous voulons accueillir comme immigrants et réfugiés. Nous sommes tous affectés par l’oppression individuelle et systémique, mais surtout, nous avons tous le pouvoir de changer nous-même et de changer ces systèmes!

Au cours de l'automne 2011, quelques membres du Réseau des jeunes se sont rassemblés pour appeler certains membres du CCR et discuter des mythes à propos des jeunes nouveaux arrivants. Nous leur avons demandé de nous décrire les mythes auxquels les jeunes font face et voici quelques unes des réponses que nous avons reçues:

MYTHE: Les réfugiés prennent l'argent du gouvernement/reçoivent tout gratuitement

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants sont des vendeurs de drogue ou des membres de gangs de rue

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants sont stupides/ne sont pas éduqués/analphabètes

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants ne savent pas parler en français/anglais

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants ne peuvent pas ou ne veulent pas s'intégrer

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants sortent de la brousse, ou sont "primitifs"

MYTHE: Les prisons sont remplies "d'immigrants illégaux"

MYTHE: Les immigrants volent les emplois

MYTHE: Les réfugiés sont dangereux

MYTHE: Les jeunes nouveaux arrivants ne sont pas LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuel(le)s, trans, queer/en remise en question)

Nous devrions tous savoir que ces mythes n'ont rien de réel, que les jeunes nouveaux arrivants ne sont que des humains comme tous les autres dans toute leur variété habituelle, et qu'ils ont vécu des expériences particulières qui pourraient leur présenter certains défis, mais que ces expériences contribuent aussi à leur persévérance et à leur créativité.