NGO delegation to Palestinians November 2008

Contrairement aux autres réfugiés irakiens, les Palestiniens n’ont pas obtenu la résidence ou la possibilité d’entrer en Syrie. Ils sont maintenant confinés principalement à trois camps (Al Waleed en Irak, Al Tanf dans un « no man’s land », et Al Hol dans le Nord). Environ 3,000 Palestiniens vivent dans ces camps.
Les conditions dans ces camps sont difficiles. Ils sont tous situés dans des régions désertiques difficiles d’accès.
Gloria Nafziger a représenté le Conseil canadien pour les réfugiés au sein d’une délégation internationale d’ONG aux camps situés à la frontière entre l’Irak et la Syrie où sont bloqués des réfugiés palestiniens.
Environ 34 000 Palestiniens vivaient en Irak au moment de l’invasion des États-Unis; moins de la moitié sont encore en Irak aujourd’hui. En Irak, ils ont été arrêtés, détenus, kidnappés, torturés et tués, ce qui les a forçés à fuir vers les régions frontalières avec la Syrie et la Jordanie.
Al Waleed, en Irak, situé à quelques kilomètres de la frontière syrienne, est le camp le plus difficile d’accès. Le HCR et des partenaires administrent le camp, mais à cause de problèmes de sécurité, ils peuvent rarement envoyer du personnel pour visiter, seulement une fois par mois.
Les conditions à Al Waleed sont les plus difficiles des trois camps. Les résidents font face au risque toujours présent de feu, de tempête de sable, d’infestations de serpents et de rats, de températures extrêmes (variant de +50 à sous zéro), de la pluie causant des inondations et des tempêtes de neige provoquant l’écroulement des tentes. Le camp s’est développé spontanément et n’a aucunes installations sanitaires.
Environ 1 700 personnes vivent à Al Waleed. 12 réfugiés du camp sont morts depuis janvier 2007 et deux enfants ont été frappés par des camions sur la route aux abords du camp.
On déménage présentement le camp à quelques centaines de mètres plus loin, de l’autre côté de l’autoroute, dans un endroit ayant de meilleures installations; quoique des conditions météorologiques difficiles prévalent. Les résidents devront encore traverser l’autoroute pour aller à l’école et à la clinique médicale.
Les conditions d’hygiène du camp sont mauvaises. Des égouts à ciel ouvert sont situés près des tentes et des endroits où l’on fait la cuisine.
Le camp a peu de services adéquats pour les réfugiés qui ont été blessés ou traumatisés par la violence et l’accès à l’école est limité pour les enfants d’âge scolaire.
El Hol est situé dans le Nord de la Syrie, à environ 5 heures de Damas. Des trois camps, c’est celui qui a les meilleures conditions. Le Canada a accepté 4 cas de parrainage privé de ce camp en 2007. Il est souhaité que la Canada prennent 50 autre cas de ce camp en 2009.
Des trois camps, les résidents sont dans ce camp depuis le plus longtemps, soit depuis 2005. Avant, ils étaient coincés dans un camp à la frontière entre l’Irak et la Jordanie. Le Canada a réinstallé 17 familles du camp jordanien en 2006. Un comité de femmes est élu par les résidents du camp.
336 personnes vivent dans ce camp. Ils doivent avoir une permission spéciale pour quitter le camp et se rendre à Damas sous certaines conditions (par exemple pour des raisons médicales). Il n’y a aucun espoir d’intégration local et ils ne peuvent que rester dans le camp.
La majorité des résidents de ce camp ont fui l’Irak à la hâte, n’emportant qu’une valise, laissant derrière maison, voiture et autres possessions.
Al Tanf est situé dans un “no man’s land” entre les frontières irakienne et syrienne. Le camp est situé dans un fossé entre l’autoroute à gauche et un mur de retenue à droite.
Des camions passent constamment sur l’autoroute, jour et nuit. Les émanations de diesel des camions envahissent le camp.
Ce jeune homme s’est récemment marié dans le camp et nous a fièrement montré sa nouvelle demeure conjugale.
Ils vont à l’école jusqu’à la neuvième année. Les livres sont fournis par l’UNRWA et les professeurs sont des résidents du camp.
Les familles travaillent très fort pour maintenir un sentiment de normalité. On voit ici une femme montrant sa “cuisine” à l’intérieur de sa tente.
Toutes les familles du camp ont vu des membres de leur famille tués et ont reçu des menaces de mort. Un homme montre la photo de son fils qui a été assassiné en Irak.
La majorité des familles sont bien éduquées et faisaient partie de la classe moyenne aisée en Irak.
Les enfants du camp envoient ce message au monde occidental: “faites notre bonheur pour toujours” … “réalisez nos rêves pour toujours”.
Le camp est densément peuplé. Il y a peu d’espace entre les tentes, ce qui limite l’intimité.
La clinique médicale du camp reçoit environ 120 patients par jour. L’établissement sanitaire le plus proche est à 400 km à Bagdad.
Une autre femme montre fièrement son jardin.
La “rue principale” du camp Al Tanf.
Il n’y a aucun terrain de jeu pour les enfants.