Au cours de l’été 2009, le gouvernement canadien a vigoureusement fermé la porte à ceux et celles qui cherchent l’asile au Canada, en imposant un visa aux ressortissants de la République tchèque et du Mexique (malgré les graves violations des droits humains qui se produisent dans ces pays), et en refoulant les ressortissants des pays sous moratoire, dont l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, le Haïti, l’Irak et le Zimbabwe, qui font une demande d’asile à la frontière canado-étasunienne. Plusieurs de ces personnes auraient été reconnues comme réfugiées au Canada, mais risquent maintenant d’être déportées par les États-Unis.
Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration a également annoncé des projets de modi.cation du système canadien de détermination du statut de réfugié qui rendrait ce système moins équitable. Soulignons l’introduction proposée d’un système à deux vitesses, avec des protections moindres pour certains demandeurs selon le pays d’origine, et une décision de première instance de moins bonne qualité. Ces changements augmenteront le risque que le Canada refoule des réfugiés vers la persécution, en violation de ses obligations juridiques.
En savoir plus
Communiqué, L’imposition de visas pour les Mexicains et les Tchèques ferme la porte aux réfugiés, 14 juillet 2009
Le défi d’un système juste et efficace de détermination du statut de réfugié,
23 juillet 2009 (également en version htm)
Communiqué, Des vies toujours en suspens : réaction à la levée des moratoires, 23 juillet 2009

