En 2009, l’inquiétude a augmenté quant au fait que tous les citoyens canadiens ne sont pas considérés égaux.Des modifications à la Loi sur la citoyenneté sont entrées en vigueur en avril 2009, entraînant des conséquences importantes sur la transmission de la citoyenneté canadienne aux enfants. Les modifications créent deux classes de citoyenneté, dont une classe inférieure qui n’a pas le droit de transmettre la citoyenneté canadienne à ses enfants (biologiques ou adoptifs). Il y a en conséquence un nouveau risque que des enfants de citoyens canadiens soient apatrides.
Le cas de Suaad Hagi Mohamud, une citoyenne canadienne d’origine somalienne bloquée à Nairobi, et celui d’Abousfian Abdelrazik, coincé en suspens à l’ambassade du Canada à Khartoum, ont mis en lumière le fait que certains citoyens, selon leur race et leur religion, se voient refuser les droits, libertés et protections qui doivent être garantis à tous les citoyens. Le problème fut illustré de façon dramatique par l’absence d’un conférencier lors d’un atelier du CCR sur ce thème, Abdullah Almalki, citoyen canadien torturé en Syrie, à qui on a interdit l’accès au vol Ottawa - Windsor.
En savoir plus
Citoyenneté canadienne – conséquences des modifications, février 2009
L’apatridie et le Canada : une introduction, mars 2009
Communiqué La nouvelle présidente du CCR est élue au terme d’une consultation réussie, 9 décembre 2009

