Érosion de l’engagement du gouvernement envers les réfugiés

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Vicente and his family, profiled by CCR in 2009.

Les réfugiés ont également été blessés par le langage très négatif utilisé à leur égard dans le discours public. Les références faites par les représentants du gouvernement à de « faux » demandeurs, et l’utilisation d’autres termes trompeurs ont été largement reprises dans les médias. Le discours du gouvernement a favorisé l’hostilité envers les réfugiés : les réfugiés par conséquent se sentent moins les bienvenus au Canada et le soutien du public pour la protection des réfugiés a été miné. La rhétorique négative a également alimenté de façon plus générale la xénophobie et le racisme, qui touchent non seulement les réfugiés mais également les immigrants et les minorités racialisées.

Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Jason Kenney a également suggéré que les demandeurs d’asile au Canada sont de « faux réfugiés » et que « les vrais réfugiés » se trouvent outremer.  Le CCR rejette totalement cette idée. Qu’ils soient au Canada ou outremer, les réfugiés ont le même droit à la protection et le même besoin de protection.

En vertu de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, le Canada a des obligations juridiques envers les personnes qui sont au Canada et qui demandent notre protection. L’année 2009 marque le 40e anniversaire de la signature par le Canada de cet instrument fondamental de la protection des réfugiés.

En savoir plus

Communiqué, Les réfugiés ont besoin de protection, sans discrimination, 17 septembre 2009

Lettre ouverte au premier ministre concernant les principes de la protection des réfugiés, 5 octobre 2009