CCR


COMMUNIQUÉ

LE CONSEIL CANADIEN POUR LES RÉFUGIÉS PRÔNE DES SOLUTIONS AUX PROBLÈMES CLÉ VÉCUS PAR LES RÉFUGIÉS AU CANADA


Montréal, le 21 octobre 2004.  Le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR) demande aujourd’hui au Parlement de résoudre trois problèmes accablants dans les politiques canadiennes  pour les réfugiés.  Ces problèmes font souffrir inutilement des milliers de réfugiés et créent des situations d’injustice.

·    Les lenteurs dans le parrainage collectif des réfugiés
Tel que souligné dans le rapport du CCR publié récemment, No Faster Way?, les réfugiés à l’étranger en attente de réinstallation au Canada font face à des délais de traitement excessivement longs.  Les lenteurs démotivent les groupes de parrainage au Canada et au Québec et mettent  la vie des réfugiés en danger.

Le CCR demande au Comité permanent parlementaire de la citoyenneté et de l’immigration d’étudier les problèmes relatifs au traitement des demandes de parrainage collectif, et ce conjointement avec le gouvernement du Québec

·    La séparation prolongée des familles de réfugiés
Les réfugiés reconnus au Canada attendent souvent des années avant que leur conjoint-e et leurs enfants soient en mesure de venir les rejoindre.  Les longs délais de traitement mettent en péril les membres de la famille qui attendent dans des zones de conflit et peuvent également provoquer des conflits familiaux causées par le stress relié à la séparation.  Le CCR propose une solution simple : de  permettre aux conjoints-es et aux enfants des personnes reconnues réfugiées au Canada de venir immédiatement au Canada, afin que leurs dossiers soient traités sur place.
 
·    La non-application de la Section d’appel des réfugiés
Les demandeurs du statut de réfugié dont la demande est injustement refusée par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié n’ont actuellement aucun droit d’appel parce que le gouvernement n’a pas respecté son engagement de mettre en vigueur la Section d’appel des réfugiés.  Tout processus décisionnel est susceptible de faire des erreurs pouvant signifier dans le cas présent la déportation vers la torture ou la mort.  Sans un droit d’appel, le système canadien de détermination du statut de réfugié n’est pas conforme aux normes internationales. La solution proposée par le CCR est encore une fois simple : mettre en application la Section d’appel des réfugiés prévue dans la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Aujourd’hui, le 21 octobre une délégation du CCR rencontrera la Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration et des députés à Ottawa.  Les membres du CCR dans de nombreuses villes au Canada abordent ces questions avec les représentants parlementaires locaux. 

Des documents d’informations sur les trois questions se trouvent au site du CCR au http://www.ccrweb.ca/3questions.pdf

Personnes contact:
Catherine Balfour, Responsable des communications, CCR, (514) 277-7223 poste 1
Stephan Reichold, Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, (514) 272-6060 poste 1